Dimanche 18 mai 2008

Aujourd’hui, nous sommes 6 milliards, en 2050, notre terre comptera 3 milliards de bouches en plus à nourrir! 

 

Quand prendrons-nous conscience de la vulnérabilité de l’humain et de son environnement ? L’homme n’est qu’un tout petit élément face à dame nature. La terre, les océans, l’air que nous respirons, sont autant d’éléments qui décident de notre sort, qui s’imbriquent dans notre quotidien ; nous en sommes dépendant, partenaires à vie, nous vivons en elle, avec elle, étroitement liés. Vouloir à tout prix la dominer n’est qu’un leurre. Par contre, l’amadouer, parfois la maîtriser et enfin la respecter est un combat à mener in æternam.

L’Homme dans sa soif de puissance et de modernité, est en train de salir cette terre, et ce, au mépris des contingences biologiques. Il néglige l’environnement, détruit ce qu’il y a de bon dans les sociétés traditionnelles, et pollue sans compter.

 

Quel flagrant délit d’égoïsme ! Pourtant, avec un changement des mentalités, une entente entre nos différents gouvernants, une entraide cohérente, notre planète devrait, sur toute la surface du globe, pourvoir au besoin alimentaire de l’humanité.

 

Néanmoins, famine, pénurie rongent déjà une quarantaine de pays, dont quelques uns étaient en voie de développement. Ce déséquilibre est inacceptable ! Je pense surtout aux pays du continent africain, cette situation de pénurie sabote parfois des années de labeur, apportant révoltes, guerres, exodes puis émigration massive vers ces faux eldorados (dont la France fait partie) responsables d’une bonne part de leurs maux …

 

Plusieurs contrées, déjà pauvres ont subi de graves changements climatiques, il n’y a qu’à constater les derniers ravages de tsunamis, cyclones, ouragans qui laissent des hommes et des terres meurtris. La dernière catastrophe naturelle en Birmanie, aura des répercussions énormes non seulement par le nombre de morts et de terres inondées, mais aussi parce que ce pays était un grenier à riz.

Au tableau déjà noirci, est venue s’ajouter la hausse dévastatrice du pétrole qui fait flamber tous les prix, touchant en premier lieu les produits importés.

Cette  spéculation scandaleuse encourage le transfert vers les énergies alternatives et accroît ainsi la demande de blé et de maïs avec lesquels sont produits le bioéthanol, ou celle de soja (biodiesel), tout cela au détriment des cultures vivrières qu’il serait indispensable de favoriser localement.

 

Les pays les plus riches peuvent et doivent transmettre la technologie via les pays les plus pauvres, mais en respectant coutumes et environnement, sans s’ériger en donneurs de leçons, surtout quand on sait que tous les produits céréaliers blé, riz, couscous qui sont des produits de base de beaucoup de populations déjà fortement brimées, viennent de connaître une hausse considérable, hausse pilotée en grande partie par la Bourse de Chicago, les pays du Nord s’érigeant ainsi en maîtres.

 

Bref, à l’aube de ce XXIe siècle, le constat est accablant : les raisons de cette pénurie alimentaire sont variées, nombreuses, et, si nous ne faisons pas preuve de vigilance, aucune population n’est véritablement à l’abri; le manque de nourriture peut encore se faire sentir sous d’autres cieux.

 

 

Même notre vieux continent peut-être atteint…non, ce n’est pas du catastrophisme, d’ailleurs, la France a  déjà connu des périodes de disettes !

Si nous regardons à la loupe les nombreux facteurs susceptibles de bouleversements, nous voyons bien que le fil est ténu : croissance mal maîtrisée, surconsommation qui change nos habitudes alimentaires,  perte de terres agricoles au profit d’une urbanisation galopante avec débauche d’hypermarchés, de zones commerçantes dotées d’immenses parkings, dévastation des forêts, surfaces empiétées sur les océans, abus de l’automobile…

Ajoutons aux éléments précités, la dérive économique d’une mondialisation mal gérée qui déstabilise le monde du travail, et nous nous apercevrons que tous ces facteurs mis bout à bout sont autant d’éléments de fragilité d’un système où les premières failles sont déjà perceptibles.

 

Les modifications climatiques génèrent également de grands changements au fond de nos océans qui, eux aussi, souffrent de l’outrance d’une pollution aux multiples facettes !

Les marins pêcheurs sont étranglés par le prix du gazole, fleuves et rivières charrient les déchets toxiques de certaines industries indélicates…

 

La PAC (Politique Agricole Commune, fondée en 1957 !), qui vise à moderniser, développer l'agriculture et s’applique également aux produits de la pêche, remplit-elle encore pleinement le rôle qui lui était dévolu ?

Le système d’aides européen semble faire une concurrence déloyale aux producteurs des pays en voie de développement.  Certaines productions sont soutenues, d'autres pas ; les aides ne tiennent plus compte du type de production de l'exploitation.

A quand une réforme drastique, adaptée à cette situation d’urgence ?!

 

L’agroalimentaire qui recherche le gain, incite l’épandage massif de boues, « fertilisantes » pour un temps, mais contenant des métaux tels que le plomb et le cuivre qui peuvent, à plus ou moins long terme, rendre stériles des terres arables. Quant aux multinationales des biotechnologies, elles ne font qu’inciter aux excès.

 

En ce qui concerne la France, espérons que nos élites nationales sauront trancher face au souci occasionné par une loi visant les OGM et dont certaines règles techniques telle que la distance entre les cultures bio, n’est pas fiable. Il serait aberrant d’y croire et une folie que de négliger un devenir agricole déjà malmené par les changements climatiques.

Nos gouvernants doivent penser une écologie responsable, il s’agit là de santé publique, d’éthique. Le Grenelle de l’environnement est, sans aucun doute, une initiative  pertinente, une avancée indéniable reflétant une prise de conscience de nos dirigeants, mais exige aussi une ferme et rapide mise en œuvre.

 

Certes, nous ne pouvons réfuter le progrès, mais un progrès dans le respect de l’autre, non au détriment des pays les plus pauvres ! La faim, inhérente à ce déséquilibre mondial, ne peut que générer désastres sanitaires, révoltes internes, désordres et guerres. 

 

La terre est un bien commun qu’il faut aimer. Cette terre nourricière, il nous faut la laisser intacte pour les générations suivantes…ça c’est un pari où chacun peut être acteur, même modestement, déjà, en prendre conscience, est un premier pas vers un avenir plus serein!

 

Notre humble Feuille de Chou, tente simplement d’alerter, de sensibiliser les âmes qui croient encore en la sagesse des hommes et espèrent un équilibre Nord Sud    

Armelle ELFORT -  Mai 2008

 

Par vert-de-terre
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Jeudi 15 mai 2008
 

TALPA EUROPAEA

Ordre des insectivora

Famille des talpidae

 

 

 

 

Je suis... Je suis... une taupe, oui!!!

Je pèse de 100 à 150 grammes. Je mesure de 15 à 20 centimètres. Je vis de 3 à 4 ans. Je mange 50 grammes, voire 100 grammes de nourriture par jour. Je suis insectivore, pas de végétaux dans mon régime, j'en débarrasse mes galeries pour les avoir bien propres.

Je nage le 25 mètres en 75 secondes. Je soulève 25 fois mon poids d'une seule patte. J'ai des vibrilles ultra sensibles sur le nez, les pattes et la queue. J'ai juste les pattes qui sortent du corps. Elles sont en forme de pelles griffues, palmées à l'avant, avec une protubérance à l'arrière. J'ai un poil court et luisant auquel rien n'adhère. J'ai deux énormes poumons pour ma taille et le double de sang et d'hémoglobine et je ne suis pas hémophile.

 

Je suis solitaire, une heure par an avec un mâle puis trente jours de gestation suivis de deux mois d'élevage de deux à cinq petits et ouste dehors!

 

Grace à mon ouie ultrafine je détecte les moindes bruits faits par les insectes, les intrus, les vers, etc. Avec mon odorat très developpé, je trouve facilement ma nourriture – un ver de terre à 6 centimètres et crac.

 

Je maintiens toujours un équilibre dans mon territoire qui va de 500 à 1500 m2, avec environ 250 mètres de galeries plus ou moins profondes de 15 à 50 centimètres et un grand nid bien à l'abri.

 

Je me fais parfois prendre aux pièges d'assassins patentés, un relent des années 20 où avec la peau de 800 de mes congénères, on faisait un manteau de luxe...

 

En revanche les rigolos écolos avec leur purin de sureau ou d'euphorbe, leurs morceaux de sapin trempés dans du grésil, poils de chien, cheveux, me font rire car il me suffit d'une déviation et de boucher les parties contaminées.

Les boules de naphtaline, les vers empoisonnés sont des poisons pour toute la faune, des microbes aux vertébrés pourtant indispensables à la vie du sol.

 

J'ai lu sur un blog, qu'il fallait réguler ma population, difficilement d'accord! Est-ce-que les animaux, les végétaux, les minéraux vous ont fait part de leurs proccupations? Il est vrai que le vent, la pluie, le soleil, le froid vous font sentir vos erreurs. Vrai encore que vous avez l'habitude de vous détruire vous-même: vous vous battez, vous vous affamez, vous voulez tout diriger sur terre dès que vous avez un peu de pouvoir. Mais bon, la terre ne vous appartient pas. Je ne serais pas démago en vous disant que j'étais là avant vous, mais je ne serai pas respectée pour autant. Je vous demande simplement de vivre en bonne intelligence avec nous. N'oubliez pas que ma présence vous signale les terrains meubles et humides et que je les améliore. La différence entre vous et nous, c'est que nous nous adaptons à la nature et que vous voulez l'adapter à vous, est-ce bien raisonnable?Nous faisons partie de la nature et que nous évoluons ensemble. Et vous?

 

Avant de rejoindre mes galeries ou je profite de ma solitude pour philosopher sur le mythe de la caverne, le tonton Pier qui aime bien m'observer le soir, pointer le bout de mon nez pour humer l'air du temps, me suggère une concession: si vous voulez être tranquille dans votre potager, plantez des bouts de sureau à 20 cm de profondeur tout autour. Il en est paraît-il très content, moi aussi et je m'occupe du reste du terrain

 

Je retounne croquer ma petite ration de vers de terre, dont il vous entretiendra prochaînement; L'un d'eux, vieux lombric lubrique (nul n'est parfait) semble vouloir se raconter...

 

 

Par délégation: Tonton Pier

Par vert-de-terre
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Mardi 29 avril 2008
 

O G M

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            • Que cachent ces trois lettres qui paraissent si anodines ?

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  • Organisme Génétiquement Modifié

  • Depuis des millénaires, la société humaine tente par tout les moyens possibles de maîtriser son environnement. Aux quatre coins de notre globe, elle puise dans les richesses que lui procure sa mère nourricière, essayant d'en tirer les meilleurs bénéfices qui soient.

  • Malheureusement, parfois, la Terre ne nous facilite pas la tâche : ennuis climatiques, mauvais partage des territoires arables, etc.

  • L'Homme, désireux de ne plus être à la merci des caprices de la nature, va pousser ses recherches jusqu'à ce dernier stade qu'est la recherche génétique.

  • Mais est-ce pour le plus grand bien de l'humanité ?

  • De tout temps, l'Homme a croisé des espèces végétales ou animales pour en tirer le plus grand profit afin de faire reculer la fatalité.

  • Les OGM tombent à point nommé.

  • Les cultures GM actuelles sont prévues pour simplifier et promouvoir l'utilisation des pesticides dans la lutte contre les mauvaises herbes et les insectes ravageurs. Les promoteurs des biotechnologies prétendent que les variétés GM actuelles réduisent l'utilisation des pesticides.

  • Les trois principales cultures concernées (notamment sur le territoire des états-unis) sont : le maïs, le soja et le coton.

  • Nous pouvons y distingués deux groupes :

    • 1- Les TH : Tolérants aux Herbicides

    • Cultures concernées : maïs, soja, coton

    • Utilisent des herbicides à large spectre permettant de garder intact les cultures.

    • Simple et souple d'utilisation. A donc rencontré un grand succès auprès des cultivateurs.

    • 2- Les BT : générent une toxine de la bactérie Bacillus Thuringiensis

    • Cultures concernées : Maïs, coton

    • Bactérie naturelle

    • Permet de contrôler certains insectes ravageurs.

    • Réduit le besoin d'utilisation d'épandage d'insecticides chimiques synthétiques dans les champs. Les toxines BT sont fabriquées continuellement à l'intérieur de la plante.

Vous allez me dire, jusque là tout va bien.

Hélas ne tombons pas dans un optimisme béat.

Dès les débuts de l'utilisation de ces cultures GM, la communauté scientifique a émis de fortes réserves quant à l'innocuité de ce type de plantation.

Ces dernières années, les preuves s'accumulent en ce qui concernent les faiblesses et les dangers éventuels des GM.

Les TH : le prix des semences est bien plus élevé.

Augmentation de l'utilisation d'herbicides.

Changement de comportement et des résistances dans la population des mauvaises herbes nécessitant d'utiliser d'autres types d'herbicides voir d'augmenter le nombre d'applications sur les parcelles.


Les BT : exposent les ravageurs cibles et non cibles qui se nourrissent de la plante ou des racines.

Augmentation de l'utilisation des insecticides notamment sur les parcelles de maïs BT.

A noter que 2/3 des surfaces nouvelles de soja ont été traitées par deux insecticides organophosphatés très toxiques : le méthyl parathion et le chlorpyrifos. Traitements effectués en période de croissance au moment où les risques sont les plus accrus pour la santé humaine et pour l'environnement.

CONCLUSION :

Augmentation du volume global d'utilisation de pesticides (herbicides+insecticides).

Certitude quant aux risques éventuels inhérents à ce genre de cultures sur un certain nombre d'années.

Nos plaines françaises ne sont plus à l'abri : en 2007, 22 000 hectares de MON 810 ont été cultivés, soit 0,75 de la surface totale de maïs.

En Espagne : premier producteur en Europe en a cultivé 75 000 hectares.

Malgré la menace de contaminations des plantations traditionnelles, non GM, il a été planté à travers le monde en 2005, plus de 21,2 millions d'hectares d'OGM (MON 810 et autres).

 

Pour terminer sur une note d'humour noir : la représentante américaine au commerce Susan Schwab a jugé « pas scientifique » la décision de la France de suspendre la culture GM. A croire qu'elle a été entendu.

La France n'osant point pour l'instant dire non à ce forcing commercial. Si vous vous sentez concerner :

Signez la pétition : http://write-a-letter.greenpeace.org/332

 

Stéphane

Par vert-de-terre
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Mardi 29 avril 2008
 

Le grenelle bat de l'aile

  • Après l'effervescence de l'automne vient la frilosité du printemps.

  • Nathalie Kosciusko Morizet (UMP) a eut le courage d'élever la voix face au manque de détermination de ses collègues en ce qui concerne le sujet épineux des OGM. La France semble reculer face à des intérêts supérieurs.

  • Souvenez-vous. Sous l'impulsion de N. Sarkosy avait eu lieu pour la première fois en France, un grenelle de l'environnement. Une lueur d'espoir apparaissait sur l'horizon un peu grise de l'écologie. Les fervents combattants de la cause environnementale battaient des deux mains.

  • Parmi les différents thèmes abordés se dessiner l'avenir des plantations de types OGM sur notre territoire. Une haute autorité provisoire se mettait en place, le principe de précaution semblait devoir cité en notre beau pays.

  • Hélas en ce printemps, les esprits ambitieux paraissent soudainement plus timorés, voir complètement désintéressés par les différents problèmes que soulèvent les cultures OGM. Un signe qui ne trompe pas, rares étaient présents les députés de la majorité lors de la diffusion le 31 Mars dernier du terrifiant documentaire de Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto.

  • Par rapport au texte initial, des changements inquiétants ont eu lieu. Je soulève ici deux points importants:

  • 1- le problème de la saisine de ce conseil. Les amendements la limite aux seules associations agréées de défense des consommateurs et ne l’ouvre pas aux associations de défense de l’environnement. Dans le projet initial, toutes personnes concernées pouvaient saisir l’autorité de contrôle. Quant à la présence d’associations dans le conseil, elle est prévue mais non garantie."

  • 2- Dans la rédaction votée par les sénateurs, contre l'avis du gouvernement, ce Haut conseil sera composé d'un "comité scientifique" et d'un "comité de la société civile", le premier formulant des "avis" et le second de simples "recommandations »

  • Plus inquiétant encore : La Haute autorité provisoire --elle ne sera créée formellement que par la prochaine loi sur les OGM-- a "relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune" concernant le Mon 810.

  • Il s'agit de "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de km --alors que les précédentes études portaient sur plusieurs dizaines et centaines de mètres--". Sont également évoqués "la résistance chez des insectes", et "les effets constatés sur la flore et la faune", notamment sur le lombric et les micro organismes.

  • Cet avis est corroboré par les dernières études Canadienne sur le sujet.

  • Monsanto arrivera t-il à ses fins ?

  • L'administration américaine semble très mécontente de notre prise de position au sujet des OGM. Elle voyait déjà d'un mauvais oeil le grenelle et a certainement dû utiliser tout les moyens possibles pour nous forcer à autoriser la culture de ces plantations transgénique sur notre territoire. A ce propos, un terrible bras de fer devrait s'engager dans les semaines à venir entre la Commission européenne concernée et Washington au sein de l'OMC.

  • Alors que les risques sont réels, soulignés par des recherches scientifiques indépendantes des intérêts économiques, nos députés et sénateurs préfèrent fermer les yeux. Pour l'instant ?

  • Affaire à suivre.

  • Stéphane.

Par vert-de-terre
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Samedi 23 février 2008

La forêt, c’est le poumon de la terre (avec les océans), elle permet de recycler 46% du gaz carbonique et joue donc un rôle essentiel contre le réchauffement.

Mais, nous le savons tous, les belles forêts tropicales où la biodiversité animales et végétales sont foisonnantes, disparaissent rapidement sous les coups de boutoir de la déforestation, en Amazonie (pour les cultures de soja, maïs… en vue de transformation en biocarburants, ou encore pour l’élevage des bœufs à hamburger vers les USA),  en Indonésie (pour la culture de l’huile de palme qui entre dans la fabrication de nombreux produits industriels) et en Afrique centrale.

C’est 140000 km2 de forêts qui disparaissent chaque année et 40% du bois tropical que nous consommons en France, 65% dans le monde, est illégal, provenant d’abattages sauvages sans aucune gestion forestière et au mépris des législations environnementales locales souvent peu appliquées et des habitats traditionnels des peuples de la forêt (les pygmées par exemple).

Certains diront, mais qui pouvons-nous ? Au-delà du fait d’essayer d’influencer l’industrie très demandeuse d’huile de palme ou de militer pour une révision de la politique de développement des biocarburants (en partie à l’origine de l’augmentation des prix des denrées alimentaires), nous pouvons malgré tout agir à notre niveau, dans nos modes de consommation.

Tous, notre œil a été attiré un jour par la beauté d’un salon de jardin en teck ou l’éclat rouge du bois d’une petite commode, sans parler des lattes de terrasse en bois exotique. Beaucoup se sont laissés tenter par un achat, sans chercher à connaître l’origine du bois et la légalité de sa situation en France. Il est difficile comme pour d’autres produits d’être informé sur la traçabilité. Mais des labels de certification existent, par exemple le FDC (Forest Stewardship Council), un label indépendant qui certifie que le bois de vos meubles ou de vos matériaux de construction ne provient pas d’abattages illégaux et de vente-soutien à des dictatures ou des milices armées. Ou encore, le label PEFC (Pan European Forest Certification), créé par des entreprises du secteur du bois. Ces deux labels certifient aussi, avec des variantes, que les bois labellisés proviennent de forêts gérées (replantage…).

Pour que les forêts tropicales continuent de nous enchanter par leur foisonnement, préférons les bois exotiques labellisés, d’autant que les enseignes de bricolage et de grande distribution fournissent des efforts dans ce sens. Chez eux, c’est entre 50 et 75% du bois vendu avec label. Par nos achats, tentons de porter ce pourcentage vers les 100%.

                                                                                                                      EV

Par vert-de-terre
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Jeudi 21 février 2008

Les secrets d’un compost réussi :

Ingrédients :

·        les déchets de la cuisine :

-         épluchures de fruits et de légumes

-         restes de repas

-         café, thé, essuie-tout, etc…

·        les déchets du jardin :

-         fleurs fanées

-         feuilles mortes

-         tontes de pelouses

-         tailles

Dans un coin ombragé et facile d’accès du jardin, sur la terre nue, disposez des déchets d’entretien (branchages, feuilles), puis au fur et à mesure, alternez les couches les plus humides (déchets de cuisine) avec les plus sèches (ceux du jardin). Laissez-vous guider par votre bon sens ; le secret : une fourche à disposition pour bien mélanger les déchets et un peu d’eau, si le compost vous semble trop sec.

Ne pas attendre que votre compost soit trop haut. Si vous avez veillé à le mélanger régulièrement, il est prêt à reposer : pour cela recouvrez-le de paille et attendez qu’il mûrisse, puis mélangez-le une dernière fois au bout de 3 semaines.

Couvrez à nouveau et consommez deux mois plus tard.

Si cette méthode vous paraît contraignante, vous pouvez également disposer un tas hétérogène de déchets organiques recyclables et attendre deux ans pour obtenir un compost de qualité moyenne et qu’il faudra malgré tout aérer de temps en temps.

Sachez également que composter, c’est recycler et faire des économies.

 

Le compost est un mille-feuilles dont votre jardin se régalera.

                                                                                             

                                                                                Lydie Pontoizeau

 

Par vert-de-terre
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Jeudi 21 février 2008

Le tri des déchets recyclables est maintenant devenu une activité noble, les sacs jaunes distribués par les communautés de communes, et leur collecte tous les 15 jours, fournissent aux usagers le moyen d’agir individuellement pour le bien de la communauté et le respect de l’environnement…

Mais,….

Mais tous nous avons pu « admirer », ou plutôt déplorer ces amoncellements de couleurs bouton d’or près des points de ramassage ou colonnes de tri, des sacs orphelins abandonnés par leurs remplisseurs, esseulés sur le coin de trottoir ou sur le bord des routes de campagnes. Quelle pollution visuelle tout de même, d’autant qu’ils restent planter là des jours avant la date de la collecte. Décidément, nous faisons plus confiance aux genêts et aux primevères pour embellir nos campagnes qu’à ces grappes jaunâtres et nauséabondes.

Outre le préjudice esthétique, il faut aussi rappeler que des sacs déposés plusieurs jours avant la collecte sont autant de friandises pour chats et chiens ou rats et souris, ce qui ne va pas dans le sens de l’hygiène plus élémentaire…

Ainsi donc, bravo pour les recycleurs, mais un mauvais point pour les p’tits rapides du dépôt de sacs … Pourtant, tout le monde le sait, qu’avant l’heure, ce n’est pas encore l’heure. Patience !

Il suffit tout simplement de cocher sur le calendrier ou l’agenda la veille de la collecte et hop, un saut sur le trottoir ou la banquette d’à coté en bon citoyen écolo et discipliné pour y déposer nos vaillants sacs jaunes. En attendant, mieux vaut les entreposer précieusement dans la cave ou le hangar…

Et puis, pour les vrais récalcitrants, le prospectus de la communauté de communes est clair à ce sujet : déposer les sacs en dehors des jours est passible d’une amende… Mais la crainte de l’amende ne doit pas précéder la prise de conscience citoyenne… Une simple affaire de ponctualité…

                                           Article collectif de l’association Vert-de-Terre

Par vert-de-terre
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Dimanche 10 février 2008

            Rien n’est moins simple que de parler des déchets, les français en produisent en général 350 kg par an et ce chiffre ne cesse d’augmenter… trop, c’est trop …. !!!!

L’idéal serait de produire moins d’emballages de toute sorte, en amont, mais le marketing et le packaging sont les planches d’appel pour capter les désirs des consommateurs. Que de matières, d’énergie et de réflexions pour élaborer des enveloppes dont la destinée est d’être jetée. Tous nous avons consommé des produits dont le volume d’emballage représentait le triple voire plus, de la taille de l’objet directement consommable. Aussi faudrait-il que les concepteurs modèrent leur appétit de matières, de couleurs pour aguicher un client dont ils connaissent déjà le portrait-robot, faute de respecter un individu de plus en plus manipulé à son insu par la publicité. De leur coté les consommateurs sont dans l’obligation de rester en éveil face aux bonimenteurs de la pub et privilégier le produit le plus économe en matières, le moins vorace en énergie. Nous n’avons à notre disposition qu’une seule Terre, à force de nous nourrir en abondance, elle s’anémie, à force de la souiller en permanence, elle se salit.

Comment dans ces conditions, moins salir avec nos déchets et moins piocher dans le garde-manger de la terre, solution : le recyclage, bien sûr… Trouver la solution la plus efficace pour valoriser nos déchets… A Givrand, près de Saint-Gilles Croix-de-vie se trouve situé le centre de tri de nos déchets utilisé par plusieurs communautés de communes, entre autres celle de Marais et Bocage. Là arrive les déchets, recyclables ou non.  Les non-recyclables, ou déchets ultimes, constitués essentiellement de fermentescibles mêlés à des sacs plastiques, au départ, il y a quelques années, ils étaient enfouis dans un cratère dans lequel on entassait des couches de déchets comme on prépare un hamburger, aujourd’hui le cratère a accouché d’une petite colline d’une dizaine de mètres de haut. Nous croulons sous les déchets et le centre de tri de Givrand fermera ses portes pour migrer à Saint-Christophe du Ligneron en fin 2009, début 2010 (création d’un nouveau centre d’enfouissement technique et d’un tri mécanique biologique).

La partie valorisable des déchets, parce que recyclable, est constituée des contenus de nos sacs jaunes et de nos dépôts dans les colonnes de tri vertes. Vous connaissez comme moi, la liste des produits à recycler : bouteilles et flacons plastiques transparents et opaques, boites métalliques, tétrapacks, cartons pour les sacs, verre, journaux magazines, prospectus pour les colonnes de tri. Tout ce petit monde est accueilli par le syndicat mixte départemental Trivalis qui emploie des gens pour trier des déchets qui sont en ensuite compactés et acheminés vers des destinations lointaines…  La revente de ces produits à recycler se fait à des entreprises qui vont les reconditionner pour une vie nouvelle. Les sommes collectées viennent ensuite en déduction de nos impôts locaux et autres taxes sur les ordures ménagères que nous connaissons tous… Mais au fait pourquoi elle augmente toujours cette taxe, alors que nous trions pour payer moins ??? Une question qui mériterait d’être creusée !!!

Et ces destinations lointaines où nous acheminons les produits recyclables de notre consommation, où sont-elles donc ? Trivalis se charge de tout ça, tri, acheminement, choix des entreprises. Ainsi les déchets vendéens se trouvent-ils déportés aux quatre coins de la France, pour se faire refaire une beauté écologiquement correcte. Dans la série « où vont nos déchets ?», regardons ensemble le voyage organisé des ordures nobles :

-          Les vieux papiers prennent une cure de jouvence à Grand-Couronne, près de Rouen, à 425 kms de Challans (point de départ)

-          L’acier se fond dans une nouvelle vie à Frétin dans le Nord, soit 648 kms de Challans.

-          L’aluminium est recyclé à Compiègne, 517 kms de Challans

-          Le plastique PET (transparent) revit à Sainte-Marie-la-Blanche, près de Beaune (711kms)

-          Le plastique PEHD (opaque) à la Loyère, près de Châlon-sur-Saône (735kms)

-          Le bois à Rion-des-Landes (466kms)

-          Le verre à Cognac (245kms)

-          Le carton à Saint-Michel d’Entraygues dans le Centre de la France

Par exemple, en 2006, il a été collecté 63215 tonnes de journaux et d’emballages (source Trivalis), c’est donc tout ou partie de ces 63315 tonnes qui auraient été acheminées par la route, sur des camions en direction des usines de retraitement situées dans les villes citées précédemment. Est-ce bien raisonnable tout ça, quand on sait le coût du carburant et l’impact des rejets de carbone sur le réchauffement ? Sans parler du coût pour la collectivité…. On me dira, oui, mais ces usines ne sont pas situées partout en France, il n’y a pas le choix, certes… encore faudrait-il voir si plus près, ça n’existe pas et si tel est le cas, pourquoi n’y a-t-il pas plus près ? Toutes ces questions sont aussi celles de n’importe quel citoyen soucieux d’environnement. L’avenir ne sera possible que si on repense nos modes de consommer et de recycler, alors pourquoi ne pas commencer par réduire les voyages organisés pour nos déchets et privilégier la proximité? La proximité, vous me direz, c’est bien gentil, mais quand il s’agit de trouver un moyen ou un endroit pour stocker ou reconditionner nos déchets, tous ceux qui habitent les lieux envisagés renâclent à accueillir ces voisins encombrants. Cela se comprend, nos procédés technologiques soit disant propres ont encore un pouvoir d’absorption des déchets limités en terme d’efficacité à les traiter sans dommages pour l’environnement (voir les projets d’incinérateur)… Pourtant, il semble indigne d’exporter ailleurs les poubelles que nous devons assumer, que ce soit dans d’autres régions que la nôtre ou dans un quelconque pays du Tiers-Monde, prêt à accueillir n’importe quoi, pourvu qu’on paye. Et encore, je n’ai pas parlé d’autres voyages organisés de nos déchets ultimes du Nord-Ouest Vendée, vers le centre d’enfouissement de Laval en Mayenne, car tout ou partie, dans les communautés de communes de notre région, vont se faire enterrer là-bas. Il est évident qu’il est urgent d’assumer nos modes de consommation et donc d’élimination de nos déchets, il faut penser non plus de façon individuelle ou chauvine, mais plutôt acquérir un sens de la solidarité collective, qui nous fait souvent défaut quand on essaie de porter atteinte à notre territoire ou à notre Bonheur National Brut de la consommation.

Tout le monde le sait, les voyages organisés (ceux des humains comme ceux des poubelles),  ça coûte cher au porte-monnaie et ce n’est pas toujours acceptable en terme de respect de l’environnement. A nos élus, qui ont en charge de la gestion écologique de notre région de trouver des solutions décentes et acceptables pour tous, ce qui n’est pas une mince affaire, j’en conviens, mais à coup sûr, les municipales prochaines seront génératrices d’idées nouvelles et de promesses à tenir, à nous citoyens, de quelque bord politique, d’être attentifs aux programmes de nos futurs élus en matière de protection de l’environnement, c’est l’affaire de tous car ce sont des enjeux qui dépassent largement le cadre et les limites habituels du débat politicien.

                                                                                                                                                                                                     EV

Par vert-de-terre
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Dimanche 10 février 2008
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Par vert-de-terre
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Dimanche 10 février 2008

RUPTURE

 

 

A une époque où le mot rupture est à la mode, il en est une qu'il faudrait sans doute consommer. Notre rupture avec notre chère automobile. Ou tout au moins, repenser notre manière de l'utiliser.

 

En France, en moyenne, une automobile émet 2 tonnes de CO2 par an. Le secteur du transport (personnes/marchandises) est responsable de la croissance d'émission de gaz à effet de serre : + 18 % depuis 1990 soit 139 millions de tonnes environ par an. (chiffre 2005).

 

 

Il faut savoir que la moitié des déplacements effectués en voiture font moins de 3 kms. Ne serait-il pas envisageable alors de privilégier le vélo ou les transports en commun ou bien encore la marche à pied ?

Nous baisserions alors le nombre de kilomètres parcouru de 27 milliards environs.

 

Sachant qu'une voiture rejette en moyenne 176 g de CO2/km, imaginer la part de gaz à effet de serre qui ne partirait pas dans notre si précieuse atmosphère.

 

Autres chiffres qui donnent à réfléchir :

 

Les déplacements domicile travail représente ¼ des déplacements en auto : distance moyenne 36 kms sur 200 jours/an. En 1999 : c'était 15 kms. En 1970 : 5 kms.

 

L'impact économique sur le pouvoir d'achat des ménages n'est pas négligeable :Sur 40 ans d'activités professionnelles le manque à gagner peut aller de 100 000 à plus d'1 millions d'euros.

 

A Challans, deuxième ville de Vendée en nombre d'habitants, nous pouvons nous poser des questions sur la pertinence de la mise en place des transports en commun : le projet Chall'en Bus devrait améliorer son service.

Il serait souhaitable, à l'approche des élections municipales, que nous puissions demander à nos futurs élus un engagement plus important dans le domaine du transport.Inciter l'utilisation du vélo, du car, de la marche ou autres modes de locomotion non polluants.Les bénéfices économiques et environnementaux seraient non négligeables.

Notre bonne vieille terre en a cruellement besoin.

                                                                                                                                                            Stéphane.
Par vert-de-terre - Communauté : Développement Durable
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