La forêt, c’est le poumon de la terre (avec les océans), elle permet de recycler 46% du gaz carbonique et joue donc un rôle essentiel contre le réchauffement.
Mais, nous le savons tous, les belles forêts tropicales où la biodiversité animales et végétales sont foisonnantes, disparaissent rapidement sous les coups de boutoir de la déforestation, en Amazonie (pour les cultures de soja, maïs… en vue de transformation en biocarburants, ou encore pour l’élevage des bœufs à hamburger vers les USA), en Indonésie (pour la culture de l’huile de palme qui entre dans la fabrication de nombreux produits industriels) et en Afrique centrale.
C’est 140000 km2 de forêts qui disparaissent chaque année et 40% du bois tropical que nous consommons en France, 65% dans le monde, est illégal, provenant d’abattages sauvages sans aucune gestion forestière et au mépris des législations environnementales locales souvent peu appliquées et des habitats traditionnels des peuples de la forêt (les pygmées par exemple).
Certains diront, mais qui pouvons-nous ? Au-delà du fait d’essayer d’influencer l’industrie très demandeuse d’huile de palme ou de militer pour une révision de la politique de développement des biocarburants (en partie à l’origine de l’augmentation des prix des denrées alimentaires), nous pouvons malgré tout agir à notre niveau, dans nos modes de consommation.
Tous, notre œil a été attiré un jour par la beauté d’un salon de jardin en teck ou l’éclat rouge du bois d’une petite commode, sans parler des lattes de terrasse en bois exotique. Beaucoup se sont laissés tenter par un achat, sans chercher à connaître l’origine du bois et la légalité de sa situation en France. Il est difficile comme pour d’autres produits d’être informé sur la traçabilité. Mais des labels de certification existent, par exemple le FDC (Forest Stewardship Council), un label indépendant qui certifie que le bois de vos meubles ou de vos matériaux de construction ne provient pas d’abattages illégaux et de vente-soutien à des dictatures ou des milices armées. Ou encore, le label PEFC (Pan European Forest Certification), créé par des entreprises du secteur du bois. Ces deux labels certifient aussi, avec des variantes, que les bois labellisés proviennent de forêts gérées (replantage…).
Pour que les forêts tropicales continuent de nous enchanter par leur foisonnement, préférons les bois exotiques labellisés, d’autant que les enseignes de bricolage et de grande distribution fournissent des efforts dans ce sens. Chez eux, c’est entre 50 et 75% du bois vendu avec label. Par nos achats, tentons de porter ce pourcentage vers les 100%.
EV
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